mercredi 30 mars 2016

Lou REED. Les Syllabes du Chaos.


Un documentaire d'Alexandre Breton et Céline Ters.

FRANCE CULTURE. Une vie. Une œuvre.

Samedi 2 avril 2016 à 16H00.
(et, ensuite, en podcast sur franceculture.fr)

Lou Reed, "Prince des ténèbres et de l'angoisse" selon Warhol, incarne les pires démons des puritaines USA : rocker, junkie, alcoolique, bisexuel, gauchiste. Ce gamin de Brooklyn, né en 1942, n'a jamais nourri d'autre ambition que de mettre en musique "le grand roman des États-Unis", de son envers trash narré par Kerouac ou Selby. Lou Reed, dès les débuts du Velvet Underground, a définitivement déniaisé le rock'n roll, le propulsant violemment à l'âge adulte, sans romantisme. Deux aspects font la matière de ce documentaire : l'écriture et l'électricité, toutes deux plongeant leurs racines dans un chaos fondateur : l'enfer des électrochocs subis par Lou Reed adolescent. Au commencement il y a la haine, "Aw now do it just like Sister Ray Says". (Communiqué de presse).

Avec la participation de :

Warren ELLIS, Mick ROCK, Florence de MÈREDIEU,
Bruno BLUM et Michka ASSAYAS.

Andy Warhol & Lou Reed. Photo DR.

9 commentaires:

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    1. Bonjour, tout le début de votre commentaire ne concerne en rien Lou Reed. Je l'ai donc enlevé.

      Pourriez-vous me communiquer à nouveau les quelques lignes (et elles seules) qui concernaient Lou Reed.

      Question de lisibilité. - Un grand merci à vous.

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    2. Il me semble que le libéralisme dérégulé, et la quête technoscientifique vers toujours plus de progrès, sans autre finalité que sa propre amélioration technique - vers but ultime nous dit-on l'IA (intelligence artificielle), c'est-à-dire le contrôle généralisé de la population mondiale par des machines -, sans souci du devenir de chaque caractère particulier, peut aussi donner l'impression de la manipulation et du complot.
      Quel rapport avec le rock et Lou Reed - que je connais très peu, à la différence de David Bowie avec qui il a semble-t-il des similitudes - ? Je pense que le rock peut constituer pour certains une ligne de fuite et une réappropriation de sa liberté, dans un contexte d'aliénation et de perversion généralisée. Les Américains sont souvent ceux qui apportent les meilleurs solutions à l'aliénation, alors qu'ils sont aussi à l'avant-garde de cette aliénation économique et technologique. Dans ce contexte, les Américains sont ce que l'on fait de pire et aussi ce que l'on fait de meilleur.

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    3. Le rock et Lou Reed - que je connais très peu, à la différence de David Bowie avec qui il a semble-t-il des similitudes - ? Je pense que le rock peut constituer pour certains une ligne de fuite et une réappropriation de sa liberté, dans un contexte d'aliénation et de perversion généralisée. Les Américains sont souvent ceux qui apportent les meilleurs solutions à l'aliénation, alors qu'ils sont aussi à l'avant-garde de cette aliénation économique et technologique. Dans ce contexte, les Américains sont ce que l'on fait de pire et aussi ce que l'on fait de meilleur.

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    4. En publiant deux fois le même commentaire pratiquement, vous mettez finement l'accent sur l'aspect redondant de ma "prose", sur son côté disque rayé, donc vieille machine usagée et obsolète, C'est très intéressant, je dois me poser la question de savoir si je ne suis pas moi-même une vieille machine, donc déjà déshumanisée par le système. Mais lorsque l’homme est déréglé, l’homme s’aperçoit qu’il ne vaut pas plus qu’une vieille machine usée, qu’on ne l’estime pas plus qu’un appareil défectueux. C’est à ce moment-là que l’individu prend conscience qu’en fait c’est la machine qui domine. Qu’il est lui-même un homme-machine. L’ " animal-machine " de Descartes est devenu un " homme-machine ".

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  2. J'ai un peu regretté que ne soit pas suffisamment mis en lumière le "transgenre" musical, typique de l'époque. L'exploration du son au moment de l'explosion technologique a fasciné un grand nombre de musiciens et L.Reed n'a pas pu ignorer les recherches des compositeurs d'avant-garde, en particulier ceux qui fréquentaient la Factory. Je ne savais pas que L.Reed avait subi des séances d'électrochoc et j'ai trouvé très intéressant le parallèle avec Artaud.

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  3. A VOIR, ECOUTER, l'exposition
    "The Velvet Underground" à la Philharmonie. Extrêmement riche en documents (audiovisuels et "papier") sur l'ensemble de la contre-culture de l'époque : la Monte Young, Cage, Warhol, Mekas, etc.
    De quoi raviver les vieux souvenirs new-yorkais des uns et des autres : la Factory, le Bread and Puppet, Cage, Cunningham, Warhol, Rosenquist, etc.

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  4. Et pour tous ceux qui s'intéressent aux relations de Lou Reed et de Bob Wilson, ces deux liens :

    https://www.youtube.com/watch?v=e7wztc129Y8

    http://florencedemeredieu.blogspot.fr/2011/11/bob-wilson-lou-reed-une-lulu-electrique.html

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  5. Joël Becam me transmets ce lien, à la suite de l'émission sur Lou Reed, qu'il a écouté et dont il a retranscrit quelques lignes.
    http://joelbecam.blog.lemonde.fr/2016/04/14/lou-reed-les-syllabes-du-chaos-france-culture-2-avril-2016-ou-il-est-question-a-nouveau-des-electrochocs/
    - Une occasion par ailleurs pour découvrir un bien beau blog - très littéraire.

    Sur l'électrochoc même un livre : Sur l'électrochoc, le cas Antonin Artaud (Blusson). - Une histoire de l'électrochoc sur le plan médical. ET l'examen de l'influence des chocs électriques sur l'écriture des Cahiers de Rodez.Comment Artaud transforme tout cela en poésie, en une poésie "dactylographite".

    http://florencedemeredieu.blogspot.fr/2010/01/sur-lelectrochoc-le-cas-antonin-artaud.html

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