vendredi 7 mai 2010

GEORG BASELITZ, SCULPTURES : LES GÉANTS SONT DE RETOUR.

Taillés à la serpe et à la tronçonneuse dans de massifs billots de bois, deux GÉANTS nous attendent sous la verrière de la Galerie Taddaeus Ropac.

Partiellement et par à coups ripolinées de bleu - d'un certain bleu, très clair et très vif, l'équivalent d'un bleu layette porté à son apogée -, les deux figures de bois blond sont assises. Leur chef est surmonté d'une de ces « casquettes » ou coiffes « cubiques » qu'affectionne Baselitz. Un mot figure au front de ces coiffures : ZÉRO. Terme que l'on pourra interpréter au gré de ces humeurs et références nomades qui ponctuent l'histoire de l'art...

Attardons nous plutôt sur le singulier impact de ces sculptures monumentales. Elles ne sont point polies, amoureusement poncées et faites pour la caresse. Bien au contraire. Ce sont des totems ou des sculptures raboteuses et guerrières, bardées d'échardes. Qui conservent les nœuds du bois, les anfractuosités et les fractures du matériau.

Rien de lisse donc. C'est une sculpture de moine-soldat. Une sculpture de combat avec les forces et les puissances du matériau. Les marques du travail de l'artiste sont pesamment inscrites dans l'épaisseur même du bloc.

Galerie Taddaeus Ropac, Paris, 24 avril-29 mai 2010.

2 commentaires:

  1. Amusante question.
    Et qui ouvre des tas de possibilités.

    Au vu de la photographie et de l'estimation approximative de la taille de la galerie Ropac (et à moins que l'ensemble ne constitue une "maquette"), à quelle taille estimez-vous ces GEANTS ?

    Je laisse un peu de suspense… Complétez vous-même par un prochain commentaire.

    Et puis, il suffit de cliquer sur "images Google" pour avoir la réponse à la devinette.

    Merci à vous pour cette intéressante question…

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