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Florence de Mèredieu. ARTAUD / DEHARME.
Florence de Mèredieu devant la femme aux papillons,
photo de Dora Maar, ©Photo Annie Guillon.
Conférence au Musée de la Chalosse
Samedi 20 septembre 2025
« La spécialiste de l’œuvre d’Antonin Artaud était au Musée de la Chalosse le 20 septembre, lors des journées du patrimoine, pour une conférence en contrepoint de l’exposition consacrée à Lise Deharme ».
Lien vers l'article du journal Sud-Ouest
12 commentaires:
POUR ERWAN : Merci de votre message, Erwan. J'ai été heureuse de votre réapparition sur ce blog. - Je prends ce dernier message comme un message privé à l'attention d'Elisabeth de Fontenay et moi-même. - Merci à vous.
Merci de m'appeler Erwan. Car Erwan Blesbois est un oxymore insurmontable, dans Erwan il y a amour et vie, dans Blesbois il y a haine mortelle puis mort.
Insurmontable car, quoique je fasse, il y a toujours un mauvais génie pour m'inspirer les mauvais choix. Un spectre malveillant qui « veille » sur moi, la présence d'un être qui est encore en vie quelque part, sans doute au Portugal. Pas un spectre qui voudrait que je venge sa mort comme chez Shakespeare, mais une présence spectrale qui voudrait se venger que je sois encore en vie ; car j'ai toujours representé une énigme incompréhensible à ses yeux.
Peut-être cette énigme incompréhensible que la Bretagne a toujours representé, et plus généralement le monde celte jusqu'en Cornouaille, pays de Galles, Écosse et Irlande, pour la France et pour l'Angleterre qui représentent l'idéologie dominante et l'hégémonie culturelle. Dont les ancêtres dominants, de ces deux nations, ont une origine commune, issue d'une même racine germanique (Francs et Anglo-Saxons), en conflit avec les tribus celtiques depuis la nuit des temps. C'est effectivement le combat perpétuel d'une minorité, contre l'hégémonie culturelle d'une majorité, une lutte à mort que j'ai pu ressentir au sein de ma propre famille. Il est à noter que mes deux cousins germains (mais pas germaniques) du côté de ma tante maternelle, s'en sont sortis remarquablement, harmonieusement, et avec les honneurs, parce ma tante avait eu la sagesse d'épouser un natif de sa région ne lui faisant pas miroiter des châteaux en Espagne, ni désirant lui faire prendre des vessies pour des lanternes.
Or effectivement je n'arrive toujours pas à surmonter cette contradiction, entre la vie et la mort, l'amour et la haine, qui a le don de diviser mon esprit en deux. C'est la présence bienveillante, et quasi-magique, d'Élisabeth de Fontenay qui avait réussi à faire l'unité en moi, sans doute en raison de ses origines normandes. Normandie qui, grâce à ses origines vikings, à mi-chemin entre le monde germanique et le monde celte, a toujours formé comme une zone tampon entre le monde celte, plus magique, et la France, à la pensée beaucoup plus rationnelle et cartésienne.
Étymologiquement, le mot « schizophrénie » est un néologisme formé à partir de deux racines grecques : « σχίζω » (skhízô), qui signifie « fendre », « diviser » ou « séparer », et « φρήν » (phrến), qui désigne « l'esprit », « la pensée » ou « le diaphragme » (dans un sens ancien, symbolisant le siège de l'intelligence). Littéralement, il évoque donc une « division de l'esprit » ou un « fractionnement de la pensée », sans impliquer une personnalité multiple (contrairement à une confusion courante).
Cette division dans mon esprit, est extrêmement pénalisante et handicapante au quotidien. C'est désormais davantage cela qui me vaut l'incompréhension de mes pairs, c'est-à-dire le résultat, maladif, que l'origine de ce résultat que constitue l'incompréhension, par une raison folle et sadique, de mon origine assumée par rejet de celle qui voulait me détruire.
Bonjour Erwan,
Vous parvenez à cerner et transformer les questions qui vous perturbent, en les insérant et les roulant - "comme dans de la farine" - ces inquiétudes et ce trouble existentiel qui vous chamboulent.
Cela constitue peu à peu un récit - très articulé et nourri de toutes vos connaissances…
Cela n'est pas "rien"…
Cela est beaucoup.
Bien à vous, Erwan.
OUI : j'entends bien Erwan, tout ce que vous me dites.
Mais - en fin de compte ; c'est vous qui décidez (et qui devez décider).
Vous êtres votre propre maître et ce n'est à personne d'autre (père, mère, dieu ou quelque figure- amie ou tutélaire) de DÉCIDER à votre place.
Nous venons de mettre en ligne un nouveau texte qui avec des photos du tournage du film met en lumière le rôle d’Antonin Artaud incarnant l’émir soufi Abd el-Kader dans Sidonie Panache, des horreurs de la colonisation française en Algérie sous le général Bugeaud, jusqu’aux résonances très actuelles que l’on retrouve aujourd’hui dans les émissions de CNews et dans les discours racistes d’Éric Zemmour.
À travers Artaud, Abd el-Kader et cette histoire occultée de violence et de résistance, nous interrogeons la manière dont le colonialisme continue de façonner notre présent.
L’article complet est à découvrir dès maintenant sur le blog de la revue Écho Antonin Artaud. Voici le lien: https://echoantoninartaud.com/2025/11/27/antonin-artaud-le-desert-algerien-et-le-soufisme-linfini-dune-terre-en-colonie-que-zemmour-ne-verra-jamais/
Selon la psychologue que je vois en ce moment j'aurais bien été victime de la pédophilie incestueuse de mon père. J'ai certainement subi de la sodomie et des fellations forcées de sa part vers l'âge de 3 ou 4 ans, et je ne m'en souviens pas. Elle dit que ce sont les avancées de la science qui permettent aujourd'hui d'expliquer un tel trauma, liée à la pédophilie, sur des enfants, et qui se répercute sur leur vie d'adulte comme une bombe à retardement. Elle m'a expliqué que c'est seulement par l'émotion et l'empathie pour l'enfant abusé sexuellement que j'ai été, que j'aurais éventuellement une chance de m'en sortir. Or je n'arrive pas à ressentir une telle émotion, car j'ai sûrement été l'objet de la sidération et de la dissociation qui se manifeste dans ces cas-là. La dissociation étant une sorte de carapace affective à laquelle l'enfant abusé sexuellement a recours, pour se détacher de lui-même et de ses émotions, par rapport à la monstruosité d'un tel acte. Ce qui fait qu'aujourd'hui je suis un handicapé de la vie affective, puisque je suis encore victime de cette dissociation qui me coupe de mes émotions dans la vie de tous les jours. De plus mon père n'a jamais eu d'amour ni même d'empathie pour sa victime, il m'a d'abord considéré comme un objet dont il pouvait faire tout ce qu'il voulait, car c'est un pervers, et ensuite m'a considéré comme un déchet consommé, digéré, puis chié. De plus ma mère, loin de me soutenir, a tout de suite manifesté du rejet pour la victime de son propre époux. Non pas qu'elle voulait le soutenir dans son crime, mais plutôt qu'elle tenait à garder ce statut de victime exclusivement pour elle. Comme tant de femmes aujourd'hui, une tendance lourde ayant commencé avec les femmes de la génération des baby-boomers (qui pour beaucoup d'entre elles ont rejeté leurs enfants, considérés comme un fardeau dans la perspective de leur «émancipation»), qui tiennent à jouir de ce statut pour avoir une forme d'ascendant moral sur les hommes et sur la société. Exactement à l'instar des Juifs, et tout particulièrement des Juifs les plus virulents et généralement sionistes, qui tiennent à garder leur ascendant moral, grâce au rappel incessant lié au souvenir de la Shoah, quasiment aujourd'hui une forme de propagande que l'on n'a même plus le droit de questionner, et de tous les évènements qui lui sont rattachés, pour continuer à tenir la société française entre leurs mains et pouvoir jouir des privilèges qui en découlent. Or ce sont aussi des Juifs qui sont le plus généralement impliqués dans les affaires de pédophilie dont ont a vent, c'est-à-dire celles touchant les élites (puisque tout le reste de la société est maintenu sous silence et n'a plus droit à l'expression) et qui fuitent : Epstein, Allen, Polanski, Lang, Berry, pour ne citer qu'eux. C'est toujours cette fameuse histoire du pompier pyromane, les concernant, à laquelle je fais référence. Ils sèment d'une certaine façon le chaos et ils viennent ensuite s'en plaindre, or Dieu se rit des hommes qui chérissent les causes dont ils déplorent les conséquences.
Re-bonjour, Erwan
Je ne publie pas vos derniers messages. Ils demeurent intimes et concernent votre histoire.
Celle-ci progresse. Votre conscience ou prescience des événements de votre vie se précisent. En "filigrane" et un peu plus de jour en jour…
Et oui je compatis et vous entends. Sur ce long chemin vers la clarté.
Madame de Meredieu, je vous écris depuis la Californie et j'aurais aimé pouvoir assister à votre récente présentation à Montfort-en-Chalosse sur Artaud, Lise Deharme et Marie Dubuc. Cet événement a-t-il été filmé ou transcrit ? Si vous me le permettez, j'aurais une question : dans le cadre de vos recherches sur le rassemblement estival des surréalistes à Montfleury en août 1935, avez-vous trouvé des références aux artistes Alice Paalen Rahon et Wolfgang Paalen (alors mariés) qui étaient présents aux côtés des Breton, Eluard, Man Ray, Valentine Penrose, Dora Maar et Artaud ? Je m'excuse d'utiliser un traducteur automatique de l'anglais vers le français. Merci et cordialement, Michael Kelley
Traduit avec DeepL.com (version gratuite)
Traduit avec DeepL.com (version gratuite)
Bonjour,
Cette conférence a été effectuée par improvisation à partir de notes (assez abondantes) et en tenant compte à la fois du public et de l'exposition attenante.
Je publierai sans doute - plus tard - un texte reprenant et prolongeant les problématiques évoquées.
Je ne sais si le texte a été enregistré.
Alors : Non, dans le cours de mes recherches - je n'ai pas rencontré les noms d'Alice Paalen Rahon et de son époux Wolfgang Paalen. Ce qui n'a rien d'étonnant. L'entourage de Lise Deharme était constitué de nombreux cercles ou réseaux différents, qui pouvaient se croiser mais rester aussi plus fermés. Au cœur de cet été 1935, la Maison de Monfleury (qui n'est pas de taille gigantesque) abritait des figures centrales du surréalisme (Breton, Eluard, Artaud) et leurs proches, (Jacqueline Breton, Nusch Eluard) (Man Ray, Dora Maar, etc.).
Les recherches parallèles ont fait apparaître la figure insistante (et locale) de Marie Dubuc.
Les relations de Lise Deharme avec le couple Paalen sont sans doute plus "parisiennes". Et liées sans doute à l'action de mécénat mené par Lise Deharme par le truchement de ses articles et publications sur et autour des artistes.
Il faudrait ici retraverser l'ensemble de ces archives-là du Corpus Deharme.
Dora Maar - de par sa connexion intime à Picasso et au monde plus large de la photographie - se retrouve ainsi au sein de divers cercles ou réseaux différents.
Ceci serait encore plus vrai de Breton dont les réseaux sont internationaux et proliférants.
Bien à vous.
Florence de Mèredieu
Traduction
Hello,
This lecture was carried out by improvisation from (quite abundant) notes and taking into account both the audience and the adjoining exhibition.
I will probably publish - later - a text resuming and extending the issues mentioned.
I don’t know if the text has been recorded.
So: No, in the course of my research - I did not come across the names of Alice Paalen Rahon and her husband Wolfgang Paalen. Which is not surprising. Lise Deharme’s entourage consisted of many different circles or networks, which could intersect but also remained more closed. At the heart of this summer 1935, the House of Monfleury (which is not gigantic in size) housed central figures of surrealism (Breton, Eluard, Artaud) and their relatives, (Jacqueline Breton, Nusch Eluard) (Man Ray, Dora Maar, etc.).
Parallel research has revealed the insistent (and local) figure of Marie Dubuc.
Lise Deharme’s relations with the Paalen couple are undoubtedly more 'Parisian'. And undoubtedly linked to the sponsorship action carried out by Lise Deharme through her articles and publications on and around artists.
It would be necessary here to go through all of these archives of the Corpus Deharme.
Dora Maar - through her intimate connection to Picasso and the wider world of photography - can thus find herself within various circles or different networks.
This would be even more true of Breton whose networks are international and proliferating.
Sincerely yours.
Florence de Méredieu
Madame de Meredieu, merci pour votre réponse détaillée en français et en anglais. Je regrette d'avoir manqué votre présentation animée sur Artaud, Lise Deharme et Marie Dubuc, et je serai intéressée de lire un compte rendu si vous décidez de le publier. Merci également pour vos commentaires sur les Paalen qui, comme vous l'avez supposé, vivaient à Paris à l'époque. Ils ont voyagé pendant l'été 1935 avec Valentine Penrose et les Éluard à Montfleury, où leur rencontre avec les Breton a donné lieu à une association qui a duré plusieurs décennies et qui a notamment conduit Wolfgang Paalen à participer à l'Exposition surréaliste de Breton en 1938. Je suis particulièrement impatient de découvrir ce que vous avez découvert sur Marie Dubuc, car elle était une confidente importante et de confiance dans la vie d'Artaud pendant la période charnière qui a précédé son voyage au Mexique. Au cas où vous ne le sauriez pas, il existe deux photos prises par Dora Maar à Montfleury qui montrent une femme non identifiée, peut-être Marie Dubuc, assise à côté du jeune fils de Lise, Tristan, à la table de la cuisine. Merci encore pour vos recherches continues.
Traduit avec DeepL.com (version gratuite)
Bonjour,
Oui, la connexion à Breton fut dans le cas du couple Paalen centrale. Ceux-ci n'étaient pas l'objet de mes recherches.
Pour ce qui concerne Marie Dubuc; l'exposition de Montfort en Chalosse comprenait quelques photographies de Marie Dubuc, mais généralement en groupe ou à côté de Lise Deharme.
Pour les photographies dont vous parlez, celle montrant Tristan, le fils de Lise Deharme, autour de la table d'un repas dans le maison de Montfort, celle-ci est apparue dans la collection du Centre Pompidou. La voisine de droite de Tristan pourrait être Marie Dubuc. Mais il faut toujours se méfier de la "ressemblance" photographique. Il faut généralement pouvoir "confirmer" à l'aide d'autres photos ou témoignages.
Ce cliché ne date d'ailleurs pas de 1935, mais bien plutôt de 1936 ou 37.
Tristan figure sur une photo de 1935 : il y est beaucoup plus "jeune". La datation du Centre Pompidou est souvent "aléatoire" et mérite d'être vérifié.
Pour ce qui concerne la visite des Penrose et Paalen, elle a pu se situer à un moment (début de l'été 1935) où Artaud n'y était pas.
Je vous rappelle que mon objectif premier concernait Artaud…
Bien à vous.
Florence de Mèredieu
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Hello,
Yes, the connection to Breton was in the case of the central Paalen couple. These were not the subject of my research.
As for Marie Dubuc; the exhibition at Montfort en Chalosse included some photographs of Marie Dubuc, but generally in a group or next to Lise Deharme.
For the photographs you are talking about, the one showing Tristan, the son of Lise Deharme, around a meal table in the house of Montfort, this one appeared in the collection of the Centre Pompidou. Tristan’s right-hand neighbor might be Marie Dubuc. But always beware of the photographic 'resemblance'. It is generally necessary to be able to 'confirm' with the help of other photos or testimonies.
This photograph does not date from 1935, but rather from 1936 or 37.
Tristan appears in a photo from 1935: he is much more 'young' there. The dating of the Centre Pompidou is often 'random' and deserves to be checked.
As for the visit of the Penrose and Paalen, it could be located at a moment (early summer 1935) when Artaud was not there.
I remind you that my primary objective was about Artaud...
Sincerely yours.
Florence de Méredieu
Mlle de Meredieu, merci encore pour votre réponse détaillée à mes questions. Je regrette d'avoir manqué votre présentation et j'attends avec impatience un post-scriptum à ce sujet si vous en rédigez et publiez un. Cordialement, Michael Kelley
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